TIPS IN TOWN

Bad in London #3

L’amie des bêtes tu seras à Edgware Road.

Cette colocation mériterait d’avoir son propre site internet, son livre, sa saga au cinéma. Le What the Hell entre quatre murs et des anecdotes racontées mille fois avec le même plaisir. Comme mes amis n’en peuvent plus de les entendre, je les partage ici généreusement.

Au début tu t’étonnes de voir passer des souris, puis finalement tu leur donnes des petits noms mignons. D’ailleurs, elles sont plus sympas que tes collocs ces petites souris cosmopolites qui tapent dans tes courses (comme tes collocataires en fait). 10 personnes c’est beaucoup pour une collocation, puis tout le monde n’est pas adulte au même âge. Ce n’est pas parce que tu as 25 ans que tu nettoies les toilettes après ton passage. On a mené l’enquête une journée entière pour se rendre compte que l’un des investigateurs était le coupable. Trahison et manque d’hygiène font bon ménage.
Ça suscite des vocations de poètes et artistes des temps modernes (voir à la suite).

Policiers et squatteurs : #thuglife

Première semaine à l’ouest de Londres, visite de la police. Stupéfaction lorsque les deux agents voient débarquer dix personnes en pyjama, bol de céréales à la main ou part de pizza, verre de vin-piquette ou pinte de bière pour d’autres. « Les voisines nous ont appelé, vous les auriez menacées de mort après qu’elles vous aient demandé de baisser la musique ». Ah. On a des voisines ? Naughty girls! 

Un matin, on découvre que deux inconnus squattent notre canapé, mangent dans nos frigos et on apprend qu’ils avaient besoin d’un lieu où dormir puis bon, ils avaient les clefs…Ils prennent soin de nous insulter avant de partir. Classy. L’agence a changé la serrure. Événement notoire ! Ce qui te parait normal pour agence immobilière dans ton pays d’origine, tu peux littéralement l’oublier à Londres. Bonne chance pour récupérer ta caution et que celui qui ne s’est jamais fait avoir se manifeste.

Pour ce qui est de l’architecture moderno-capitalo-stupido-inquiétante, imagine deux appartements fusionnés pour n’en faire qu’un, et des pièces divisées en trois pour créer des chambres (logique oui). Intimité partagée, mur en papier de cigarette. Je pouvais gratter des centimètres carrés en m’appuyant contre le mur de ma coloc coréenne. L’expression « pousser les murs » est née à Londres, incontestablement.

Je critique comme ça, mais cet appart a été le plus bel endroit où j’ai vécu en Angleterre. On se serre les coudes (en le levant), on partage nos repas, nos plaintes de bas gens du retail/de la restauration/de l’hôtellerie. On rit des habitudes culinaires et traditions propres à chacun de nos pays d’origine. Ici on est vendeur, barman, trader en devenir, employé de casino, étudiant en économie où même prof de flûte. L’auberge espagnole IRL ?

 

West London is different but nice

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4 Comments

  1. Mawelto_le_blaireau

    2017-10-30 at 0 h 17 min

    Woahh ! Tu nous transportes de l’autre côté de la Manche so Quick ! Là où tout le monde pense que c’est  »la haute » ça fait réfléchir quand même sérieusement..
    En tout cas dans cette retranscription du vécu on se serait cru à tes côtés ^^ comme des petites souris ???? ????
    les autres ! Les autres articles !!

  2. Emouz

    2017-10-29 at 21 h 58 min

    J’y étais !!! Que de souvenirs !
    On aime

  3. Siouk

    2017-10-24 at 17 h 08 min

    je kiff ta plume !
    à quand des articles sur Mexico ?! :p

    1. dayindayoff

      2017-10-24 at 17 h 09 min

      Merci Mademoiselle Siouk, il y a tant à dire sur Mexcio alors…bientôt!

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