CULT(URE)

CULT(ure) Selection #1

Une première sélection « culture » sans prétention si ce n’est de partager les divertissements du mois passé. A l’occasion d’une escale à Paris, je vous conseille ces sorties ou alors au fond de votre lit, une petite lecture pour rompre une fois seulement le sempiternel métro/boulot/dodo. J’annonce une sélection sous le signe de la sensoualité, de l’amour (des autres et de soi-même) et des relations avec ou sans lendemain. Etrange ? Lis la suite et dis-moi ce que t’en penses en commentaires.

Crazy Horse Paris

Jamais au grand jamais tu n’aurais pensé à mettre les pieds dans le temple du cliché parisien ? Cet endroit fait-il encore partie du package « activités pour touristes » ? Grossière erreur mon ami.

Les circonstances sont les suivantes : mon amie C. y a postulé pour travailler à la réservation, on lui propose d’assister à un show vendredi soir. Banco ! J’y vais sans me renseigner sur la programmation ou sur Google images. Je veux garder la surprise, au cas où elle serait bonne. Et quelle surprise ! J’y retournais tête baissée (enfin, ce n’est pas donné, donc consulter son compte en banque avant) car une fois n’est pas coutume. Je t’épargne le pitch sur l’élégance parisienne et toutes ces conneries. J’ai vécu un moment de grâce au Crazy, la « beauté » en musique, en talons et perruques vives. Jamais la reprise de « Toxic » de Britney Spears par Yaël Naïm n’a été si langoureuse, excitante et sensuelle. C’est si envoutant que la nudité ne m’apparait pas de façon évidente, presque reléguée au rang de détail.

Mon avis : à faire, à offrir, à vivre. Et vu le prix, fais pas ton radin, prends la bouteille de champagne tant que tu y es !

Le site et le les réservations à retrouver directement sur le site du Crazy.

Manon Lescaut, écrit par l’Abbée Prévost

Pour continuer toute en légèreté pour cette sélection number one, je veux te faire découvrir la vie d’une jeune fille aux moeurs plus que douteuse et qui refuse de vivre sans faste et bijoux assortis. Bien qu’amoureuse (et sincère, n’en doute pas !), elle multiplie les amants dans le dos de son bien-aimé initialement destiné à la profession d’homme d’église. Notre homme se dévergonde, et c’est peu dire, pour devenir un tricheur hors pair dans l’unique but de subvenir aux besoins et vanités de la belle. Des trahisons amicales et familiales, en passant par une série d’évasions d’une prison à une autre (car il fut un temps ou les mœurs des femmes légères étaient jugées sont toujours je le sais), on se plonge dans les aventures mouvementées d’un couple d’amoureux dramatiques. Je me suis laissée prendre à ce jeu sur un fond de religion, espoirs déchus et autres injustices sociales.

Ce livre coûte un euro symbolique, lance-toi!

Un film: Le déclin de l’empire américain

Bon, si vous avez suivi les deux plans précédents, vous allez penser, à juste titre, « cette fille est vraiment tourné vers le chose ! ». Je ne le prends pas mal et vous invite à découvrir ce film décalé, par les dialogues, l’honnêteté au détour d’une séance de sport ou d’un diner entre amis, le vécu et l’évolution des relations amoureuses au fil des années. Je parle de relations oui mais pas que. Bref, l’accent canadien, un plaisir sans cesse renouvelé et une sorte de huit-clôt amical qui vaut le détour. Sorti en 1987, je ne sais pas si on peut parler de nouveauté dans le cinéma, en tous cas, les trentenaires et plus se reconnaîtront sans doute dans ces aventures du quotidien dans lequel s’affrontent faux semblants et désir caché de se sentir vibré. De temps à autres du moins.

Martin Margiela, au Musée Galliera Paris jusqu’au 15 Juillet 2018

Je recommande pour la curiosité et la rupture amenées par Martin Margiela aux défilés et à la mode en général. C’est une expo efficace que propose le musée de la Mode de Paris, le Musée Galliera. On ne s’embête pas en références prétentieuses et lourdingues, on découvre ses créations, ses petites folies sur le textile et son amour pour les formes larges et les bottines emblématiques du créateur. On entre dans le vif de ses créations dès les premiers pas et sa vision du punk que je ne porterai jamais au grand jamais mais que j’admire pour sa nouveauté. Il fait appel à sa maman pour ses tricots et compose un top bien styleyyy avec des chaussettes. Uniquement des chaussettes, oui madame. Et canon qui plus est.
J’ai aimé la nouveauté mais pas nécessairement le style. Aucun regret, expo passionnante!

La culture n’a jamais été aussi abordable: tarifs et réservations à retrouver en ligne.

Podcast « La vie se meut »: La féminité selon toi ?

On repassera pour l’objectivité et RDV pour 30 minutes d’amour de soi. Découvre ma voix et celle de ma copine créatrice de podcast intimes et sympathiques. La féminité, keske cé ? Je sais pas trop mais j’ai tenté d’y répondre. Tenté, c’est le mot juste.

Je t’invite à la suivre ou du moins à découvrir ce format qui te fait passer un trajet en bus différemment. Avec toutes ces références aux transports, au métro parisien, tu comprends que ma vie n’est pas un long fleuve tranquille matin et soir. 

Le podcast dayindayoff
La vie se meut, la chaîne à suivre.

dayindayoff-selection-culture-cult
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1 Comment

  1. Joss

    2018-04-23 at 15 h 03 min

    Je ne peux qu’appuyer ces choix! Très bonne sélection et plus particulièrement le crazy! Merci!

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