PRET-A-PORTER

|Sweet| laziness

Ce monde va trop vite. Discussion de comptoir, bonsoir ! J’ai beau faire partie de cette génération facebookée/ instagrammée/ snapchatée…, je suis dépassée, littéralement.

Pas tant par la pluralité d’objets et applications à la con qui nous assistent entourent mais bien par la vitesse de l’information, la course au contenu *vide* qui fait du « ah, t’es pas au courant ? » un gimmick, une absurdité des années 2010’s. Savoir and so what ? L’art du hashtag en vogue et du trending topic comme ambition.

Oui c’est générationnel mais pas seulement. Je pense qu’être dépassée par le rythme de l’information est une question de personnalité et fonction de notre capacité à ingurgiter autant d’informations/minute. J’ai parfois l’impression de ne pas évoluer sur le même fuseau horaire que mes pairs. Point positif, j’en apprends tous les jours. Point négatif : cette sensation désagréable d’être larguée continuellement. Mais je me soigne !

Loin de moi l’envie de faire l’apologie de l’oisiveté,
mais elle peut aider à se construire, laisse-moi cette naïveté

Donc BREF, trêve de littérature, j’ai trouvé que se poser dans un hôtel, c’est une façon de faire l’apologie de l’oisiveté, du néant, et profiter de ne pas s’informer frénétiquement des derniers contenus creux que proposent l’interweb à une vitesse maladive. Ici, la sensation d’être dans un autre espace-temps prend le dessus, la magie du Marais opère et on méprise l’accès au wifi gratuit. Le temps s’arrête et les étoiles de cet hôtel offrent un cadre tel un couffin pour adultes à la recherche d’une pause artificielle. « L’enfer, c’est les autres » a-t-on dit.

Puis, je finirai par les mots d’un grand homme, pour qui la paresse est exquise. Et lorsque ton portable annonce dramatiquement «Edge » au lieu des barres fières de la 4G, que te reste-il, à part la paresse? 

daydindayoff-sweet-laziness
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Chaussures Yves Saint Laurent, le haut de maman, jean lambada, « fourrure » rencontrée dans la rue.

Lieu: Hotel Jobo, Le Marais.

Photographe & DA: MokaTanguy.

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